du jeudi
5 novembre 2009
à 20 h 30
au Café " La Forge " ,
place de la mairie
à Plouigneau
Voir la carte Café des Sciences en grand format
par Bernard JEGOU, directeur de l'INSERM
à Rennes
Liens :
L’organisation de conférences scientifiques dont l’objectif s’inscrit dans un projet global de diffusion, auprès du grand public, des connaissances et des concepts scientifiques, émane de la vocation du Pays de Morlaix à valoriser et promouvoir les secteurs d’activité suivants : Aliments/ Santé/ Bien être de demain.
par Bernard JEGOU, Liens :




Génétique et amélioration végétale
"En matière d'amélioration végétale, la Bretagne a su mettre de son côté tous les atouts, en associant étroitement les producteurs et les industriels aux programmes de recherche scientifique. Les organisations professionnelles financent ainsi 40% des recherches", commente Yves Hervé, - chercheur INRA(1), - directeur adjoint de la station d'amélioration des plantes du Rheu, en Ille et Vilaine, - ancien responsable de la station expérimentale de Plougoulm, dans le Finistère, - et professeur en sciences du végétal,
amélioration des plantes et biotechnologies végétales, à l'ENSAR à Rennes. (Y. Hervé, INRA Rennes).
L'amélioration de l'artichaut a été l’objectif essentiel de la station expérimentale de Plougoulm, dans le Nord Finistère, avant sa fermeture (il y a 3 ans). Aujourd’hui, une partie de la collection national GEVES-Inra du genre Cynara, est conservée à la station expérimentale de l’Inra à Ploudaniel (les autres collections étant réparties sur le territoire français, dont Cavaillon (Inra-Geves) et Perpignan (Sica Centrex)).
"Nous nous intéressons tout particulièrement aux productions légumières de la Bretagne, à savoir le chou-fleur, le brocoli, l'artichaut et l'échalote". Ces recherches sont très bien organisées : la création variétale est l'affaire de l'INRA et du Cerafel, le Comité économique agricole fruits et légumes de Bretagne. Une vingtaine de personnes (ingénieurs et techniciens) travaillaient à l'amélioration génétique des productions légumières de l'Ouest, sous la responsabilité scientifique de l'INRA. Aujourd’hui la création variétale au sein de la filière est soutenue
par le Cerafel et l’OBS, avec le soutien biotechnologique de BBV).
Une partie des créations se faisait au Rheu (comme le chou-fleur d'automne), une autre à Plougoulm, station fermée depuis des années, (chou-fleur d'hiver - printemps, artichaut, brocoli). Les biotechnologies, dont le marquage moléculaire et la technologie d’haplodiploïdisation, sont pratiqués par BBV Bretagne Biotechnologie Végétale, à Saint-Pol-de-Léon, où travaillaient jusqu'en 2001, en permanence un chercheur et un technicien de l'INRA.
La loterie de la création variétale
La partie expérimentale est particulièrement développée en Bretagne : elle est assurée par le CATE (Comité d'action technique et économique) et par l'OBS (Organisation bretonne de sélection). Ce dernier organisme est, d'autre part, le multiplicateur exclusif des semences créées par l'INRA et le CERAFEL.
Avec 300 000 tonnes par an (cf site du Cerafel pour les données actualisées), le chou-fleur breton représente 80 % de la production nationale. La France est le premier pays producteur de choux-fleurs et exporte la moitié de sa production. Pour l'artichaut, nous sommes dépassés par l'Italie et l'Espagne (de 3e dans les années 1990, nous sommes désormais 7e au rang mondial). Ce légume, d'origine méditerranéenne, a été peu à peu cultivé en Bretagne où les périodes de gel sont rares. Artichaut et chou-fleur sont des légumes complètement différents : leur seul point commun est d'être produits en Bretagne.
Les caprices du chou-fleur
Il existe plusieurs centaines de variétés de chou-fleur, ce qui permet toutes les combinaisons génétiques possibles et imaginables.
"Avec l'évolution des pratiques agricoles, certaines variétés anciennes risquaient de disparaître. C'est pourquoi il y a 10 ans, nous avons échantillonné les choux-fleurs de toute l'Europe, pour les besoins de la conservation,
mais aussi pour constituer notre banque de ressources génétiques !" Yves Hervé est à l'origine de cette vaste collecte.
La culture du chou-fleur est difficile : son cycle est très long (6 mois à plus d'un an) pour une période de récolte très courte (3 jours !). Cela nécessite de cultiver, en permanence, un grand nombre de variétés différentes, afin que les périodes de récolte puissent se succéder dans l'année, pour assurer une production continue. De là découle la nécessité de créer toujours plus de variétés.
L'artichaut, un clone
L'artichaut français, quant à lui, provient à 75% (cf données actualisées ci-dessous) d'une variété unique, le camus de Bretagne. Il ne se reproduit actuellement que par clonage, ce qui limite ses possibilités d'amélioration. "Nous avons réussi à créer un clone dont la productivité est améliorée de 30 %, un autre dont le rendement industriel, c'est-à-dire le poids du fond par rapport au capitule entier, passe de 12% à 18%." Une autre technique, la culture de l'artichaut sur semis, sera bientôt opérationnelle. Elle facilitera la culture et l'amélioration de l'artichaut breton. "Ce qui compte, ce ne sont pas nos succès de laboratoire, mais bien l'avenir de la profession légumière bretonne !", conclut Yves Hervé.
Quelques chiffres
France (±50 à 55000 T), 7e rang mondial.
Bretagne : (±40 à 45000 T ; 80 à 85% production française)
variétés :
Camus de Bretagne (60% de la production a lieu dans le Finistère),
Castel (30% production bretonne, dont 80% produit en Finistère)
Petit Violet de Provence (60 % production bretonne en Finistère)
Roussillon (±7000 T) et PACA (±1200 T) :
60% production issue du Blanc Hyérois, le reste du Macau et du petit violet de provence.
Café supplémentaire en avril à l'occasion de la semaine du développement durable. Le conférencier serait Colomban de Vargas, chercheur de la station biologique. Il a fait une conférence publique pour la fête de la science (en novembre) très appréciée sur le thème "La forêt des océans", avec des aspects de bilans de production d'oxygène par rapport aux forêts etc...

Les premiers pas sur la lune en 1969, et les images de notre petite planète bleue perdue dans l’immensité noire ont bouleversé nos consciences, nous mettant en face de la finitude et la fragilité de notre écosystème.
Or depuis 150 ans, les Hommes ont sérieusement transformé les cycles biogéochimiques sur Terre, principalement par la combustion de matière biologique fossile (le pétrole et les charbons), faisant plus que doubler la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère en quelques décennies.
Jamais la Terre n’a subi si brusque changement, et notre nouvelle conscience écologique nous pousse à vouloir comprendre comment fonctionne notre biosphère.
- D’où vient cette matière organique que nous brûlons avec frénésie pour nous chauffer et nous déplacer ?
Pour sa plus grande part, des “forêts invisibles” des océans, dont les canopées profondes font pleuvoir de la matière vivante vers les grands fonds marins.
- Qui sont les organismes de ces forêts?
- Comment interagissent-ils entre eux et avec le climat ?
- Et quel est leur destin à venir face au réchauffement climatique et à l’acidification des océans?
Telles sont les questions qui seront soulevées et débattues dans ce « café des sciences », dans une approche biologique, géologique, et humaniste.
Colomban de Vargas–- ATIP-2004 Titre et Resum
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marine.rutgers.edu/dmcs/ms309/colomban/ATIP/Lettre_Devaux#1.doc42k - - Afficher en html
Dr. Colomban de Vargas (PhD) Station Biologique de Roscoff. Place George-Teissier BP-74 ... Chef d'équipe : Dr. Colomban de Vargas, CR-1 ...
marine.rutgers.edu/dmcs/ms309/colomban/ATIP/Lettre_Devaux#1.doc
... en milieu marin, à Roscoff, Colomban de Vargas du CNRS et ses collègues de ... huxleyi, Miguel Frada, EhVs, Colomban de Vargas, Stratégie du chat du Cheshire ...
futura-sciences.com/fr/print/news/t/biologie-3/d/... - En cache
... mieux comprendre sa physiologie"*, raconte Colomban de Vargas, chercheur au CNRS. ... des virus par les courants océaniques "*, explique Colomban de Vargas. ...
www.wikine.fr/une-plante-aquatique-a-lorigine-du-sexe_1876.html - 51k - En cache
Quick access. Teams Publications Downloads Images Links. Host institutions ... Colomban de Vargas. CR1 CNRS - Team leader. Station Biologique - BP 74. Roscoff. France ...
sb-roscoff.fr/Phyto/index.php?...&task=view&contact_id=5&Itemid=3 - En cache
... un organisme marin unicellulaire, Colomban de Vargas et ses collègues de ... Colomban de Vargas. Laboratoire " Adaptation et diversité en milieu marin ", Roscoff ...
www2.cnrs.fr/presse/journal/4139.htm - En cache
Le rechauffement climatique sonne-t-il le glas des récifs coralliens ? Les coquilles Saint-Jacques : mémoires de l'environnement côtier ... © Colomban de Vargas CNRS ...
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... du site > À noter > Séminaire de Colomban de Vargas. Séminaire de Colomban de Vargas ... à 14h, séminaire de Colomban de Vargas (Station Biologique de Roscoff, CNRS ...
webpeps.univ-lyon1.fr/spip.php?article208 - En cache
... d'eau de mer", explique Colomban De Vargas (CNRS), on trouve "entre 10 ... Colomban De Vargas en déduit qu'"il faut vérifier si ce mécanisme existe pour ...
liberation.fr/sciences/0101165259-sexe-mort-et-vie-la-drole-de-dans... - 58k - En cache
... en milieu marin, à Roscoff, Colomban de Vargas du CNRS et ses collègues de ... d'années, pour mieux comprendre sa physiologie, rapporte Colomban de Vargas. ...
aquaportail.com/newsprint-388-une-guerre-oceanique-est-elle-a-l-origine-de... -
... Allen, William H. Wilson and Colomban de Vargas, PNAS 14 octobre 2008, en couverture. ... Colomban de Vargas. vargas@sb-roscoff.fr. Presse. Cécile Pérol ...
www.gazettelabo.fr/2002archives/breves/2008/1008/virus.htm - En cache
... d'années, pour mieux comprendre sa physiologie, raconte Colomban de Vargas. ... la dilution des virus par les courants océaniques", détaille Colomban de Vargas. ...
benje.free.fr/dotclear/index.php?post/.../La-sexualite-sortie-des-eaux - En cache
Bar "Chez Jacky", Place Tanguy Prigent
Conférencier: Petites lunettes, barbe poivre et sel, sourire aux lèvres: à 37ans, l'enseignant-chercheur de la Station biologique de Roscoff (SBR), Bertrand Cosson, également maître de conférence à l'université Pierre et Marie Curie, est loin de l'image du savant fou que le grand public colle encore volontiers à sa profession. Penché sur les gênes de l'oursin depuis 2005, il ne travaille pas «dans sa tour d'ivoire», même si, il le souligne avec force, «notre préoccupation majeure, à nous, chercheurs, est avant tout la recherche d'une vérité scientifique. La recherche fondamentale est un préalable dont on ne peut absolument pas se passer». A un moment crucial où, rappelle son collègue Robert Bellé, «cette recherche fondamentale subit des attaques terribles, confrontée à la sacro-sainte notion de rentabilité», l'espace des sciences du pays de Morlaix a jugé utile de s'accorder un moment de réflexion sur le métier même de chercheur.
Un brevet unique
Invité d'honneur du café-débat qui aura lieu à Lanmeur jeudi prochain, Bertrand Cosson est d'autant plus ravi de témoigner sur son métier que ses recherches, menées en petit groupe au sein de l'unité Mer et Santé à la SBR, connaissent actuellement un virage décisif. «En travaillant en partenariat avec le service d'hématologie du Professeur Berthou, à Brest, nous avons pu tester des molécules fabriquées à partir de l'oursin, sur des cellules humaines infectées par la leucémielymphoïde chronique». L'essai s'avère à ce point concluant que le CNRS a donné son feu vert au dépôt d'un brevet, attendu pour le 5mars. Un préalable indispensable à toute application thérapeutique ultérieure.
Liberté de réflexion
Cet exemple aura tout pour convaincre le grand public du bien-fondé de la recherche. «Soulignons que ce programme a été rendu possible grâce à une aide de la Région. En Bretagne, les pouvoirs publics croient aux investissements de long terme», note Robert Bellé. Car Bertrand Cosson insiste: «Si j'avais été embauché dès le départ pour travailler sur la leucémie, je n'aurais eu aucune chance de tomber sur la fameuse molécule. La recherche publique ne peut être conditionnée à une obligation de résultat. Pour faire progresser le champ des connaissances, il faut que la recherche ait la liberté de réflexion, le temps de l'échange. Sans quoi... les chercheurs ne sortiront plus rien».
Pratique Jeudi 5 mars, à 20h30, au café «Chez Jacky», à Lanmeur. -Entrée libre.



Conférence
pour la préservation de la faune sauvage (où il a pris, en 2001, la succession de Théodore Monod
) et membre de France Nature Environnement
qu'il vient à Morlaix afin de contribuer au lancement régional du cinquantième anniversaire de Bretagne Vivante-SEPNB.
